L’exposition « Ly Dumas. Tisser la vie » inaugure la Maison Gacha
Ly Dumas, fondatrice et présidente de l’ONG Fondation Jean-Félicien Gacha, Frédéric Dumas et Edouard Dumas, président de l’Espace Culturel Gacha sont heureux d’annoncer la création de la Maison Gacha.
Imaginez, vous qui me lisez, la joie profonde que je ressens à l’écriture et à la lecture de cette phrase. Notre couple, Frédéric et moi mettons au monde un nouveau « bébé », lieu d’exposition de l’Espace Culturel Gacha et l’émanation parisienne de la Fondation Jean-Félicien Gacha que nous avons élaboré au Cameroun depuis 2003. De Bangoulap et tous ses ateliers, bibliothèque, école, ferme, maison d’hôte, jardin médicinal, plantations, à Paris où la Maison Gacha se veut un lieu hybride dédié à la préservation et à la valorisation des savoir-faire matériels et immatériels, notre projet laisse place aux expressions plurielles, une bibliothèque, des expositions d’artistes contemporains dont certains ont développé une création en résidence à Bangoulap, Nous souhaitons dévoiler des objets et des textiles que je collectionne depuis tant d’années.

« Ly Dumas, Tisser la vie ». Pour s’entrouvrir, la première exposition de la Maison Gacha met ainsi en regard quelques textiles traditionnels africains majeurs – Ndop du Cameroun, Bogolan du Mali, Ntschak et velours Kasaï de RDC, Rabal du Sénégal et tissu Baoulé de Côte d’Ivoire, avec quelques uns des milliers de vêtements de mes années de création de mode (1991-2002).
Les curateurs, Dana Ulieru et Danilo Lovisi ont été conseillés par Charles Dumas, notre fils aîné. Une histoire de famille me direz-vous. Une histoire de confiance en les talents de chacun d’abord. Car pour exposer, éditer, créer et partager ce qui s’avère être la vocation de la Maison Gacha, nous nous appuyons sur des personnalités enthousiastes issues de différents horizons. Comme des artisan.e.s qui travaillent diverses matières, signatures des formes d’art, telles les perles, la terre, le textile, le bois, le fer..
Le 16 janvier dernier, nos invités ont découvert le lieu de la Maison Gacha. En un décor éphémère, des plantes disposées le long du couloir de l’entrée de l’immeuble faisaient allusion à la verdoyance et la terre rouge de Bangoulap : profusion d’asparagus, fougères, fleurs blanches dans des pots en terre cuite naturelle. Toutes les générations issues de toutes les origines, pouvaient re-découvrir mes vestes Ndop ou rabal, mes robes bogolan, un haut en velours de raphia qui dialoguaient avec les textiles déployés en majesté, porteurs d’une mémoire tissée, brodée, teinte. Un héritage flamboyant et secret à découvrir sur rendez-vous exclusivement.
« Ly Dumas. Tisser la vie », jusqu’au 7 mars 2025